Chroniques

Jay – Passions londoniennes tome 2 de Aurélie Depraz

Retour à Londres pour la suite de la saga Passions Londoniennes dans laquelle nous suivons l’histoire d’un des amis d’Alexander, Jay. Ce dernier sollicite les conseils du comte afin de trouver la perle rare, non pour lui mais pour sa jeune sœur. Elisa est en âge de faire son entrée dans le « grand monde » mais son éducation ne lui a pas permis de maîtrises les codes et usages de la haute société … Jay s’est mis en tête de trouver une perceptrice ; mais la tâche n’est pas facile… Leur origine et la réputation de Jay ne plaide pas en sa faveur !

Contre toute attente, Lady Keat accepte la mission exposée par Jay. Dans une situation plus que délicate, la jeune veuve s’attèle à la tache avec l’espoir de trouver dans cet arrangement le moyen de sauver le domaine familial et plus encore la réputation de sa famille. Et si Elisa s’avère être une élève attentive et appliquée, la cohabitation avec Jay lors des leçons de la jeune femme est bien plus compliquée, la galanterie étant le cadet de ses soucis !

Retour à Londres donc, mais pas n’importe quel Londres ! Celui de la fin du 19ème siècle, à l’heure de la première révolution industrielle. Celle-là même qui a contribué à l’essor d’une bourgeoisie prenant le pas sur l’aristocratie anglaise… Jay fait partie de ses parvenus, extrêmement fortunés et dont le sens des affaires lui donne une aura enviée de ces nobles désargentés ! Lui se joue des codes et de la bienséance, vivant sa vie comme bon lui semble ! Tant que les femmes acceptent ses hommages…

Retour à Londres oui, mais Aurélie Depraz nous fait découvrir un tout autre monde que celui des salons feutrés ou des maisons cossues et des jardins fleuris. L’enfance de Jay et d’Elisa nous plonge dans les quartiers pauvres et dangereux, à White Chapel ou dans le East End… Des quartiers malfamés où l’histoire d’Amanda et de Jay vont s’entrecroiser !

Je vous le dis souvent mais les romans d’Aurélie Depraz proposent une immersion totale dans l’époque où se déroule le récit ! Une fois encore, Jay n’échappe pas à la règle et offre au lecteur une redécouverte des inventions et révolutions qui ont changé la vie des londoniens et plus largement de l’occident ! J’ai adoré les références précises et documentées !!

Ce roman est un peu différent des autres, je trouve ! La manière dont est abordée la dichotomie entre les mondes d’Amanda et de Jay, via l’enseignement des règles de savoir-vivre m’a beaucoup plu ! Les dialogues entre Amanda et Elisa souvent en présence d’un Jay totalement réfractaire à ces simagrées, offrent des scènes tour à tour drôles, espiègles ou tendres !

Une belle romance historique, riche et subtile alliant à merveille des sujets sombres à des passages plus légers ou torrides où la passion a la part belle !

Des personnages très attachants : Amanda forte sous ses airs de jeune femme fragile ; Jay qui aura sa place dans mes book boy-friend préférés… Il m’a charmé par son caractère indépendant et forgé par les épreuves, lui qui s’est construit tout seul révèle pourtant une bienveillance et une tendresse qui ont fait fondre mon cœur ! Et Elisa qui saura également vous surprendre !

Ah et, je vous rassure, il n’est pas question d’une encyclopédie des règles de bienséance ! Aurélie Depraz nous a épargné les leçons à la « Madame Rotchild » tout en nous enseignant l’art de l’éventail ou encore le langage des fleurs ! Un régal !!!

Je vous invite à découvrir Jay, qui à mon sens peut se lire sans avoir lu Alexander bien que quelques spoils sont présents mais le roman n’étant pas une suite, cela ne gêne pas la compréhension ! Mais ce serait bien dommage de ne pas découvrir le premier tome que j’avais adoré (vous pouvez retrouver ma chronique ici : https://letieseriallectrice.home.blog/2020/03/05/alexander-de-aurelie-depraz/)

[Résumé : Jay Stenson a tout bâti de ses mains. Né dans la rue, au cœur des quartiers londoniens les plus pauvres, il a su s’élever dans la société à la seule force du poignet et finir à la tête d’un véritable empire industriel.
Pourtant, il est une chose que son argent, jusqu’à présent, n’a pas su acheter : le bonheur de sa sœur, la très jeune Elisa. Prêt à tout pour l’intégrer (malgré elle s’il le faut) aux milieux huppés qu’il fréquente désormais et l’aider à se lancer dans la vie, il décide de faire appel à une jeune aristocrate. La mission de cette dernière : éduquer Elisa et en faire une lady. Une vraie. À son image.
Mais la belle Amanda Keat, elle aussi, a de graves problèmes à résoudre. Quant à ses vues sur le monde, elles sont bien loin de celles de ce roturier de Stenson… dont le franc-parler, les manières abruptes et le manque total de tact l’agacent au plus haut point…

Jay : quand les classes sociales du début du XIXe siècle se rencontrent, se repoussent et s’attirent, au temps de la Première Révolution Industrielle…]

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